Petit rappel des faits : Le 1er Janvier 2002, le standard du centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS) reçoit un appel d'une jeune femme qui parle d'un incendie qui s'est déclaré dans son appartement. Son sapin aurait pris feu à cause de cierges « étincelants ». Paniquée, elle se trompe et parle de troisième étage alors qu'elle réside au deuxième. Trois minutes plus tard, le CODIS reçoit un deuxième appel de détresse, émanant de deux jeunes qui habitent au troisième étage de l'immeuble en feu. L'opératrice pense que l'appel provient du même appartement et ne transmet pas l'information aux pompiers qui agissent sur place. Jonathan, 17 ans et Delphine 19 ans trouvent la mort dans cet incendie.
Le Tribunal Correctionnel de Chambéry a pour charge de déterminer si la transmission de ce dernier appel aux pompiers, aurait permis d'éviter le drame.
Pour l'instant, le Procureur de la République de Chambéry a requis la relaxe pour les sapeurs pompiers. Selon lui, le CODIS ne saurait être tenu pour responsable de la mort du jeune couple. Pour le procureur, même si la standardiste a fait une confusion entre différents appels émanant du même lieu, elle a tout de suite dirigé les sapeurs pompiers sur l'incendie et une intervention immédiate des pompiers n'auraient malheureusement pas permis de sauver ces deux jeunes gens.
Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 21 septembre 2007.